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Association Tankanto

En cette période de forte chaleur à Tankanto, les récoltes vont bon train. Issa nous envoie un petit compte-rendu d’activités en photo et vidéo dans ce carré maraicher nouvellement créé.

« La semaine passée à Marakissa, les récoltes d’oignons ont débuté ».

 

 

 

«Des membres du groupement féminin de Marakissa se réjouissant de la bonne récolte d’oignons le 7 avril dernier».

« Après l'arrêt de l'arrosage, nous avons conseillé aux maraîchères d'attendre une semaine pour déterrer les pommes  de terre. La chaleur torride qu'il fait actuellement, 42 à 43 degrés, a causé des dégâts. En effet, le réchauffement du sol a détérioré, voire cuit beaucoup de pommes de terre.

Nous avons avec elles discuté du changement climatique qui est une réalité observée partout. A nous de jouer notre partition par l'éducation et la sensibilisation ».

Mamoudou Sané animateur se désole des dégâts causés par la chaleur aux cultures de pommes de terre.

 

« Des planches de semis de citronniers ont été réalisées pour développer l’arboriculture fruitière et installer une clôture végétale tout autour du carré maraicher ».

Suivi de la germination des citronniers en pépinière.

 

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Amadou SOW est l’un des jeunes soutenu par notre association cette année dans la création et le développement de son entreprise de transport en moyen d’un tricycle. Issa nous en dit un peu plus sur ce projet original.

 

"Le tricycle est un moyen de locomotion très adapté à nos routes et pistes rurales. Il a fait son apparition dans la région de Kolda, il y a seulement trois ans voir quatre ans dans le grand marché hebdomadaire et sous régional de Diabé sur la route de la région de Tambacounda à l’est de Kolda.

Les chinois et les Indiens ont facilité leur vulgarisation dans le pays. Avec un tricycle, le transport des personnes et des marchandises est assuré par un conducteur. Dans la zone où habite Amadou, Saré Demba,  il y a deux tricycles qui assurent les liaisons entre villages et entre les marchés hebdomadaires de Saré Yoba tous les jeudis à 10 km de Saré Demba ou Tomataba tous les dimanches à 8 km de Saré Demba

Les prix de transport sont ici fixés selon les distances et surtout l’état des pistes. Par exemple du village d’ Amadou SOW à Saré Yoba chaque client paye 300 Francs CFA, alors que pour aller à Tomataba il faut débourser 700 Francs pour l’aller seulement car la piste est mauvaise.

Celui qui achète un tricycle à 1 150000 Francs ou un peu plus selon le modèle peut le confier à un conducteur moyennant  un versement journalier de 5000 Francs. Dans les 7 jours de la semaine,  six sont pour le propriétaire et la seule journée du dimanche appartient  au conducteur. Si ce dernier gagne plus de 5000Francs le surplus est pour lui.

Il y a des locations qui se discutent, de même que le transport de certaines marchandises. Notons enfin qu’un tricycle peut transporter jusqu’à une tonne de marchandises.

Il peut prendre entre 6 ou 7 passagers car disposant d’un châssis pour transport divers. C’est le conducteur qui assure le carburant pour le fonctionnement de l’engin. D’autres dépenses d’entretien sont quelque fois partagées avec l’employeur. Il n’y a pas de restriction pour les destinations.

Avec une bonne gestion et un bon entretien de l’engin, l’employeur et le conducteur y gagnent. Voilà pourquoi Amadou SOW tient à acheter un tricycle. Avec la formation et le suivi cette entreprise de transport peut d’avantage prospérer".

Dans ce cadre Amadou bénéficiera d’un parrainage d’un chef d’entreprise senior, M. Déta KANTÉ, couturier.

Amadou Sow et son tricycle

Amadou Sow et son tricycle

Merci à Élise pour la retranscription écrite du message d’Issa.

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Ce carré maraicher est le 5ème de la zone de Tankanto à être accompagné par notre association. D’ailleurs, en décembre dernier,  l’ensemble des femmes de ce village ont bénéficié d’une formation sur les  techniques maraichères.

Le moment de la récolte arrive et s’annonce prometteuse.« Avant Noirmoutier, les populations de Marakissa commencent pour la première fois à déguster les pommes de terre nouvelles produites ici »  nous rapporte Issa avec une pointe d’humour, « dans ce village tous ne croyait pas dans ce projet mais la réalité est là… »

A Marakissa, où l’élevage domine, la pratique du maraîchage à grande échelle n’était pas dans leurs habitudes.

Le carré maraicher de « Marakissa » en plein développement
Le carré maraicher de « Marakissa » en plein développement

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